La Gazette de la semence de ferme professionnelle et indépendante

SAISON automne-hiver 2020

2020-12-18 15:45:18

2021-01-11 14:22:33

Panorama, Semis d'hiver 2021

2020-12-18 15:45:29

L'augmentation qui cache le repli des grandes cultures d'hiver

L'augmentation qui cache le repli des grandes cultures d'hiver Sans surprise, le ministère de l'Agriculture annonce dans le numéro d'Agreste Conjoncture du 1er décembre 2020 une nette augmentation de 11 % des semis des cultures hivernales. Le blé tendre d'hiver gagne, à lui seul, 521 000 ha. Un bond qui n'est toutefois que le rattrapage des semis impossibles de 2019. La carte des semis supplémentaires de 2021 est, à quelques détails près, le négatif parfait de la carte des semis perdus de 2020. (voir notre Dossier précédent) On pourra toutefois noter que les agriculteurs ont misé plus fortement sur le blé tendre cette année, puisqu'il occupe 62 % de la sole des cultures d'hiver, contre 60 % en moyenne durant les 5 années précédentes. Deuxième phénomène marquant de la saison concerne le colza. L'augmentation de 1 % par rapport à l'an passé n'est qu'un trompe-l'oeil il, puisque les surfaces de colza d'hiver accusent un repli de -17 % par rapport à la moyenne quinquennale. En 2021, ils ne représentent plus que 14,71 % de la sole hivernale, contre 16,7 % durant la période 2016-2019. Un repli de 231 000 ha qui ramène la sole du colza d'hiver à un niveau comparable à celui du début des années 2000. Aussi spectaculaire soit-il, ce recul du colza masque un repli plus général des grandes cultures hivernales. Les semis hivernaux 2021 totalisent 481 000 ha de moins que la moyenne quinquennale (2016-2020). Ce recul de la moisson amorcé après 2016 n'est toutefois pas uniforme. En 2021, la moisson sera en progression en Bretagne et dans la région Centre-Val-de-Loire. Recul des surfaces 2021 par rapport à la moyenne quinquennale Blé tendre - 92 000 ha Blé dur - 73 000 ha Orge d'hiver - 77 000 ha Triticale - 8 000 ha Colza - 231 000 ha Sans surprise, le ministère de l'Agriculture annonce dans le numéro d'Agreste Conjoncture du 1er décembre 2020 une nette augmentation de + 11 % des semis des cultures hivernales. Le blé tendre d'hiver gagne, à lui seul, 521 000 ha. Un bond qui n'est toutefois que le rattrapage des semis impossibles de 2019. La carte des semis supplémentaire de 2021 est, à quelques détails près, le négatif parfait de la carte des semis perdus de 2020. (voir notre Dossier précédent) On pourra toutefois noter que les agriculteurs ont misé plus fortement sur le blé tendre cette année, puisqu'il occupe 62 % de la sole des cultures d'hiver, contre 60 % en moyenne durant les 5 années précédentes. L'autre phénomène marquant de la saison concerne le colza. L'augmentation de 1 % par rapport à l'an passé n'est qu'un trompe-l’½il, puisque les surfaces de colza d'hiver accusent un repli de -17 % par rapport à la moyenne quinquennale. En 2021, ils ne représentent plus que 14,71 % de la sole hivernale, contre 16,7 % durant la période 2016-2019. Un repli de 231 000 ha qui ramène la sole du colza d'hiver à un niveau comparable à celui du début des années 2000. Aussi spectaculaire soit-il, ce recul du colza masque un repli plus général des grandes cultures hivernales. Les semis hivernaux 2021 totalisent 481 000 ha de moins que la moyenne quinquennale (2016-2020). Ce recul de la moisson amorcé après 2016 n'est toutefois pas généralisé. En 2021, la moisson sera en progression en Bretagne et dans la région Centre-Val-de-Loire. Recul des surfaces 2021 par rapport à la moyenne quinquennale Blé tendre - 92 000 ha Blé dur - 73 000 ha Orge d'hiver - 77 000 ha Triticale - 8 000 ha Colza - 231 000 ha

2021-01-13 14:55:49

Blé tendre 2021 surface semis

Évolution en hectare par rapport à 2020

Départementdifférence ha
02 - Aisne11 700
60 - Oise11 500
80 - Somme7 100
59 - Nord9 500
62 - Pas-de-Calais11 100
77 - Seine-et-Marne7 980
78 - Yvelines1 495
91 - Essonne2 645
92 - Hauts-de-Seine0
93 - Seine-Saint-Denis15
94 - Val-de-Marne30
95 - Val-d'Oise1 060
27 - Eure12 070
76 - Seine-Maritime8 730
22 - Côtes-d'Armor13 890
29 - Finistère5 330
35 - Ille-et-Vilaine21 100
56 - Morbihan11 380
14 - Calvados11 940
50 - Manche7 820
61 - Orne15 960
18 - Cher8 800
28 - Eure-et-Loir9 970
36 - Indre8 000
37 - Indre-et-Loire10 025
41 - Loir-et-Cher6 590
45 - Loiret8 140
44 - Loire-Atlantique13 970
49 - Maine-et-Loire10 090
53 - Mayenne10 020
72 - Sarthe16 790
85 - Vendée8 290
16 - Charente13 415
17 - Charente-Maritime26 150
79 - Deux-Sèvres22 400
86 - Vienne29 930
08 - Ardennes0
10 - Aube0
51 - Marne0
52 - Haute-Marne0
21 - Côte-d'Or10 600
58 - Nièvre7 160
71 - Saône-et-Loire3 045
89 - Yonne19 800
67 - Bas-Rhin0
68 - Haut-Rhin0
54 - Meurthe-et-Moselle0
55 - Meuse0
57 - Moselle0
88 - Vosges0
25 - Doubs640
39 - Jura2 410
70 - Haute-Saône1 570
90 - Territoire de Belfort250
03 - Allier1 100
15 - Cantal200
43 - Haute-Loire500
63 - Puy-de-Dôme1 100
19 - Corrèze600
23 - Creuse800
87 - Haute-Vienne2 100
24 - Dordogne8 304
33 - Gironde3 090
40 - Landes1 819
47 - Lot-et-Garonne18 060
64 - Pyrénées-Atlantiques2 620
09 - Ariège885
12 - Aveyron-50
31 - Haute-Garonne7 360
32 - Gers22 000
46 - Lot2 400
65 - Hautes-Pyrénées1 800
81 - Tarn5 600
82 - Tarn-et-Garonne13 400
01 - Ain3 340
07 - Ardèche160
26 - Drôme850
38 - Isère2 170
42 - Loire340
69 - Rhône770
73 - Savoie40
74 - Haute-Savoie330
04 - Alpes-de-Haute-Provence-280
05 - Hautes-Alpes-330
06 - Alpes-Maritimes1
13 - Bouches-du-Rhône250
83 - Var-66
84 - Vaucluse140
11 - Aude0
30 - Gard-100
34 - Hérault-500
48 - Lozère0
66 - Pyrénées-Orientales30
2A - Corse-du-Sud0
2B - Haute-Corse0
02 - Aisne

DFI-presse - Atlas GéoAgri

Source : Agreste Grandes Cultures décembre 2020

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2020-12-18 15:45:48

Colza 2021 surface semis

Différence en hectare par rapport à la moyenne quinquennale

Départementha%
02 - Aisne-6 440-12,74
60 - Oise-5 146-12,30
80 - Somme-1 888-5,96
59 - Nord-1 501-14,71
62 - Pas-de-Calais-668-4,01
77 - Seine-et-Marne-14 287-37,79
78 - Yvelines-1 808-13,13
91 - Essonne-1 059-10,08
92 - Hauts-de-Seine0
93 - Seine-Saint-Denis-17-15,18
94 - Val-de-Marne-18-23,08
95 - Val-d'Oise-984-15,20
27 - Eure-354-0,66
76 - Seine-Maritime691 2,78
22 - Côtes-d'Armor716 4,27
29 - Finistère308 3,76
35 - Ille-et-Vilaine30 0,24
56 - Morbihan162 1,37
14 - Calvados-286-1,25
50 - Manche-176-5,72
61 - Orne776 3,13
18 - Cher-19 584-62,01
28 - Eure-et-Loir2 059 2,45
36 - Indre-14 969-44,07
37 - Indre-et-Loire-10 406-29,39
41 - Loir-et-Cher-2 700-6,32
45 - Loiret-5 219-17,27
44 - Loire-Atlantique-1 971-18,94
49 - Maine-et-Loire-1 972-12,56
53 - Mayenne396 2,75
72 - Sarthe-2 224-8,33
85 - Vendée137 1,38
16 - Charente-901-7,57
17 - Charente-Maritime-264-1,53
79 - Deux-Sèvres-830-3,34
86 - Vienne-6 439-15,17
08 - Ardennes-1 756-8,89
10 - Aube-13 178-32,00
51 - Marne-5 880-8,66
52 - Haute-Marne-13 024-36,15
21 - Côte-d'Or-19 418-41,73
58 - Nièvre-16 023-90,56
71 - Saône-et-Loire2 333 18,49
89 - Yonne-31 418-67,76
67 - Bas-Rhin724 22,10
68 - Haut-Rhin507 20,75
54 - Meurthe-et-Moselle-3 209-11,79
55 - Meuse-1 242-3,16
57 - Moselle-1 773-5,67
88 - Vosges-2 562-36,28
25 - Doubs-382-16,75
39 - Jura-1 538-26,34
70 - Haute-Saône-6 216-32,35
90 - Territoire de Belfort-91-10,21
03 - Allier-6 770-62,86
15 - Cantal-8-28,57
43 - Haute-Loire-258-34,04
63 - Puy-de-Dôme-1 012-38,02
19 - Corrèze17 7,11
23 - Creuse-153-9,26
87 - Haute-Vienne-118-7,29
24 - Dordogne-836-21,80
33 - Gironde-54-6,35
40 - Landes-244-10,87
47 - Lot-et-Garonne-1 002-16,70
64 - Pyrénées-Atlantiques-69-2,41
09 - Ariège-254-18,09
12 - Aveyron-399-24,20
31 - Haute-Garonne-1 211-10,80
32 - Gers-1 716-14,65
46 - Lot-224-35,90
65 - Hautes-Pyrénées-96-8,76
81 - Tarn-1 255-20,06
82 - Tarn-et-Garonne-2 170-41,97
01 - Ain763 9,73
07 - Ardèche-20-8,62
26 - Drôme-1 340-48,91
38 - Isère-822-9,71
42 - Loire-34-10,13
69 - Rhône-148-5,60
73 - Savoie2 2,46
74 - Haute-Savoie-168-37,53
04 - Alpes-de-Haute-Provence-506-60,37
05 - Hautes-Alpes-58-74,49
06 - Alpes-Maritimes0
13 - Bouches-du-Rhône-96-27,99
83 - Var-40-31,22
84 - Vaucluse-39-17,18
11 - Aude183 9,07
30 - Gard-134-30,88
34 - Hérault-59-28,23
48 - Lozère-14-58,33
66 - Pyrénées-Orientales0
2A - Corse-du-Sud0
2B - Haute-Corse0

DFI-presse - Atlas GéoAgri

Source : Agreste Grandes Cultures décembre 2020

geoJSON=france_metropolitaine_departements; carto_unite='ha'; carto_valeur_min =-25000; carto_valeur_max=10000; carto_arrondi=0 carto_nb_plages=140 carto_contraste =0.8 carto_legende='minmoymax'; carto_couleur_zero =255; carto_couleur_positive='V'; // valeurs R rouge ou V vert carto_echelle = "linear"

2020-12-18 15:45:57

Cultures hivernales

Différence en hectare par rapport à la moyenne quinquennale (2016-2020)

Départementvariation ha%
02 - Aisne-8 265-3,25
60 - Oise-5 374-2,42
80 - Somme-4 795-1,93
59 - Nord-18 434-2,55
62 - Pas-de-Calais-1 739-1,26
77 - Seine-et-Marne-1 566-0,73
78 - Yvelines-3 305-0,94
91 - Essonne-23 861-12,02
92 - Hauts-de-Seine-5 260-9,32
93 - Seine-Saint-Denis-3 713-7,95
94 - Val-de-Marne0
95 - Val-d'Oise-49-9,53
27 - Eure-84-7,89
76 - Seine-Maritime-2 069-6,13
22 - Côtes-d'Armor-35 036-10,32
29 - Finistère3 010 1,29
35 - Ille-et-Vilaine3 541 2,09
56 - Morbihan6 551 1,62
14 - Calvados-1 584-1,18
50 - Manche390 0,46
61 - Orne-92-0,07
18 - Cher397 0,41
28 - Eure-et-Loir-889-0,19
36 - Indre2 896 2,21
37 - Indre-et-Loire1 674 2,85
41 - Loir-et-Cher4 542 3,14
45 - Loiret9 112 2,79
44 - Loire-Atlantique-29 286-15,73
49 - Maine-et-Loire2 313 0,75
53 - Mayenne-36 769-20,36
72 - Sarthe-24 486-14,64
85 - Vendée-6 310-3,73
16 - Charente-14 425-8,92
17 - Charente-Maritime-108 963-9,61
79 - Deux-Sèvres-1 947-2,19
86 - Vienne-3 664-2,93
08 - Ardennes-6 278-5,76
10 - Aube-3 812-2,87
51 - Marne-14 772-15,30
52 - Haute-Marne-30 473-5,82
21 - Côte-d'Or-5 102-5,50
58 - Nièvre-684-0,55
71 - Saône-et-Loire948 0,61
89 - Yonne-7 182-3,59
67 - Bas-Rhin-12 019-2,20
68 - Haut-Rhin-8 288-8,69
54 - Meurthe-et-Moselle-20 654-11,04
55 - Meuse-14 004-5,14
57 - Moselle-22 838-16,93
88 - Vosges-65 784-9,59
25 - Doubs-20 066-10,08
39 - Jura-17 206-18,99
70 - Haute-Saône1 770 2,64
90 - Territoire de Belfort-34 179-14,91
03 - Allier-69 681-11,68
15 - Cantal1 149 2,78
43 - Haute-Loire191 0,65
63 - Puy-de-Dôme1 340 1,96
19 - Corrèze-12 923-10,42
23 - Creuse-9 692-5,85
87 - Haute-Vienne-11 835-8,22
24 - Dordogne-4 136-8,20
33 - Gironde-38 586-8,58
40 - Landes-1 028-5,69
47 - Lot-et-Garonne-1 262-3,92
64 - Pyrénées-Atlantiques-8 546-11,58
09 - Ariège4 0,06
12 - Aveyron-10 832-8,43
31 - Haute-Garonne-7 820-7,33
32 - Gers-322-1,73
46 - Lot-1 268-5,75
65 - Hautes-Pyrénées-3 032-5,77
81 - Tarn-12 442-7,56
82 - Tarn-et-Garonne-85-1,05
01 - Ain-240-1,12
07 - Ardèche-199-0,92
26 - Drôme-524-1,02
38 - Isère-1 255-3,06
42 - Loire-212-1,88
69 - Rhône-86-1,07
73 - Savoie989 1,40
74 - Haute-Savoie-122-1,27
04 - Alpes-de-Haute-Provence-686-0,51
05 - Hautes-Alpes-971-8,31
06 - Alpes-Maritimes-1 557-3,88
13 - Bouches-du-Rhône-816-1,13
83 - Var1 252 1,07
84 - Vaucluse-242-1,14
11 - Aude-251-0,89
30 - Gard821 1,10
34 - Hérault488 0,84
48 - Lozère-1 276-0,34
66 - Pyrénées-Orientales-1 382-2,71
2A - Corse-du-Sud-194-4,97
2B - Haute-Corse-3 227-11,08

DFI-presse - Atlas GéoAgri

Source : Agreste Grandes Cultures décembre 2020

geoJSON=france_metropolitaine_departements; carto_unite='ha'; carto_valeur_min =-110000; carto_valeur_max=20000; carto_arrondi=0 carto_nb_plages=130 carto_contraste =0.5 carto_legende='minmoymax'; carto_couleur_zero =255 carto_couleur_positive='V'; // valeurs R rouge ou V vert

2020-12-18 15:46:07

Répartition des grandes cultures hivernales 2021 (ha)

camembert {pie}

Le blé tendre représente 62 % de la sole hivernale, l'orge 16 % et le colza 14 %. Le BOC, l'assolement standard français, constitue 92 % de la sole hivernale.

2021Blé tendre d'hiverBlé dur d'hiverOrge d'hiverTriticaleColza d'hiver
ha473398923737612580702892621124703

DFI-presse - Atlas GéoAgri

Source : Agreste Grandes Cultures décembre 2020

2020-12-18 15:46:16

Les échos des trieurs

2020-12-18 15:46:23

Une belle campagne 2020

La saison 2020 s'achève sur des notes positives. Les bons résultats confortent les trieurs professionnels au sein de la filière semence, et au moment où le Gnis s'ouvre, les trieurs professionnels sont amenés à afficher encore plus leur ambition collective pour répondre aux nouveaux besoins d'une agriculture française en pleine transformation, comme en attestent les cartes du nouveau tableau de la France céréalière.

Alors que de nombreux trieurs dans l'Ouest pouvaient craindre une année difficile en raison des semis impossibles de l'automne 2019, la saison 2020 se révèle être une année positive, tant en termes de volume d'activité que de qualité. L'activité des trieurs a été soutenue par l'arrivée de nombreux nouveaux clients, qui dans les secteurs affectés par les pluies 2019 sont venus compenser la réduction des besoins des agriculteurs qui disposaient de stocks de report. Le mouvement est général et dans toute la France, les trieurs ont eu à satisfaire de nouvelles demandes. Un mouvement vers la semence de ferme qui s'explique tout d'abord par des raisons conjoncturelles : faiblesse relative des cours des blés avant moisson et manque de visibilité économique du à la crise sanitaire. « La semence de ferme a toujours constitué un recours pour les agriculteurs en période difficile », observe Sylvain Ducroquet, Président du Staff. Un nouveau poids au sein de la filière Mais au-delà des circonstances de l'année, le mouvement traduit aussi une évolution de fond. La part de la semence de ferme va croissant depuis plusieurs années. Mais en l'absence de données précises fournies par la filière, les observateurs en sont réduits à des estimations. « Les firmes de produits de protection des semences estiment que plus de 60 % des produits de protection des semences sont aujourd'hui commercialisés en dehors des circuits des stations de la semence certifiée», annonce Sylvain Ducroquet. « La semence de ferme a gagné plus de 10 points de parts de marché durant la dernière décennie », estime-t-il en remarquant que les temps changent et que la profession, qui avait failli disparaître en 1989 sous le coup de mesure d'interdiction gouvernementale, apparaît aujourd'hui comme un acteur indispensable à la transformation de l'agriculture française. Entrer au Gnis sans se diluer « Le Gnis nous ouvre ses portes, nous sommes favorables à nous intégrer à l'interprofession, mais nous ne voulons pas être dilués. Les trieurs professionnels ont des spécificités qui doivent être prises en considération, notamment leur volonté constante de tirer la semence indépendante vers le haut. Nous ne sommes pas les défenseurs d'une semence low cost mais les promoteurs d'une semence de qualité et de proximité. Nous savons répondre au plus près aux besoins des agriculteurs et répondre aux situations les plus inattendues. Nous apportons de la résilience et de l'adaptabilité aux agriculteurs français. Nos services de « traitements différenciés » sont de mieux en mieux reconnus par nos clients. Nous observons qu'au fil des années, ils se montrent beaucoup plus concernés par la question des produits phytosanitaires. Avec nos systèmes de traitement à la carte, nous pouvons à la fois leur permettre de faire des économies et aussi de réduire les quantités de produits chimiques employés pour répondre aux différents enjeux en cours. Des services de qualité et de proximité « Sous l'effet des évolutions démographiques, le profil des clients change, observe Sylvain Ducroquet. Leurs attentes également. Le temps est révolu où ils nous demandaient uniquement un prix. Aujourd'hui, nos clients attendent des services de la part des professionnels de la semence de ferme indépendante : qualité de tri, rigueur d'application, traçabilité, information, précision, adaptabilité. La semence de ferme a changé, elle mise sur le sens des responsabilités des utilisateurs tout en leur apportant plus d'indépendance. »

2020-12-18 15:46:33

Sylvain Ducroquet, Président du Staff

Sylvain Ducroquet, Président du Staff

Philippe Pioger, l'avantage de l'adaptabilité

Pour sa 33e saison, Philippe Pioger, trieur de semence professionnelle à Chérancé, dans la Sarthe, a enregistré une grande première. « C'est la première fois que je n'ai pas eu à refuser un lot pour cause de fusariose », apprécie-t-il. Entre Pays-de-La-Loire et Normandie, les conditions de la moisson ont été idéales et ont donné de beaux grains avec des PMG souvent supérieurs à 50 g. De bonnes conditions de tri qui ont permis de tenir la cadence avec un bon débit de chantier. « J'ai ainsi pu répondre à une demande en hausse », explique Philippe Pioger. En raison de la faiblesse des cours, les céréaliers de la Beauce ont été plus nombreux à m'appeler, ils cherchaient à économiser entre 40 à 50 ¤ par hectare sur le poste semence. Ce fut pour beaucoup l'occasion de découvrir le haut niveau de performance de la prestation du trieur professionnel. « Ils ont également fortement apprécié de pouvoir réaliser des traitements différenciés entre les lots pour répondre aux différents besoins de protection des parcelles », observe le trieur professionnel, qui a aussi su répondre à des clients qui ont senti le besoin de modifier leur assolement au dernier moment. « Nous apportons de la réactivité aux agriculteurs qui veulent adapter leur stratégie céréalière aux circonstances », analyse Philippe Pioger.

2020-12-18 17:01:51

Philippe Pioger, l avantage de l adaptabilité

Franck Le Pocréau, la force de l'indépendance

« Nous avons eu de grandes craintes en raison des stocks de report de semences de l'an passé, au final l'année aura été satisfaisante en Bretagne », lance Franck Le Pocréau, nouveau gérant de l'entreprise basée à Theix, dans le Morbihan. Pour une première saison à la barre, le jeune entrepreneur aurait pu espérer moins de turbulences. « Nous constatons beaucoup de départs à la retraite et de cessations d'activité », regrette-t-il. La vague démographique touche de plein fouet la Bretagne agricole, comme le fichier clients de Le Pocréau Triage. « De nombreux clients disparaissent mais comme les terres à emblaver sont reprises par des exploitations qui s'agrandissent, nos volumes de semences à préparer restent globalement stables », observe le trieur professionnel. Les chantiers grossissent. Le triage de semence de ferme prend une autre dimension. « La technique suit, sur ce point je n'ai aucune inquiétude. Nos stations mobiles sont largement aussi performantes que celles des stations fixes. La question fondamentale concerne la ressource humaine et la sauvegarde des compétences dans le milieu agricole, considère Franck Le Pocréau. Nous ne sommes pas différents de nos clients, pour nous aussi la question essentielle est le renouvellement et la formation de nos équipes », assure le jeune entrepreneur pour qui l'avenir passera aussi par la valorisation du métier de trieur professionnel indépendant de semence .

2020-12-18 14:53:58

Franck Le Pocréau, la force de l indépendance

En bref

2020-12-18 15:47:21

AG du staff en visioconférence

Le 17 novembre 2020 le Staff a tenu son assemblée générale en mode visioconférence. Le bureau a été réélu et a reçu mandat de la part des adhérents de poursuivre et de mener à bien les négociations avec le Gnis.

2020-12-18 15:38:08

AG du staff en visioconférence

à propos du Staff

En 2020, le STAFF regroupe 40 entreprises exerçant une activité de tri-préparation de traitement de semence. Les entreprises du STAFF cumulent ainsi plus de 100 stations mobiles de tri-préparation de semence et emploient environ 120 salariés.

2020-12-18 16:03:34

Contact :

Président Sylvain Ducroquet 06 77 79 22 37 Vice-Président Jean-Louis Courtot 06 73 87 95 01 Vice-Président Julien Grasset 06 03 41 79 00 site web : https://trieur-semences.fr Contact presse DFI-presse 06 24 98 69 68 f.delaunay@dfi-presse.fr

2020-12-18 10:03:44

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